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C'est une des plus remarquables églises du Perche. Le chapiteau rustique à l'entrée occidentale abrite un portail à fronton triangulaire annonçant le style classique ; l'abside à trois pans et les chapelles de part et d'autre du chœur s'ornent de baies flamboyantes. Les rampants des pignons sont sculptés.

 

Église Saint-Barthélemy de Montireau 1.JPGL'église fut reconstruite au XVIe siècle (date sur un vitrail du chœur) et dédicacée en 1551. La famille Montireau prit une grande part à cette reconstruction et aux décors. Ses armoiries, croix de saint André, écu portant huit quintefeuilles, figurent en plusieurs endroits. Antoine, seigneur du lieu, fut inhumé dans le chœur (monument détruit au XVIIIe siècle) et Gallot, archidiacre de Dreux en 1516, puis curé de Saint-Victor de Buthon en 1550, enfin chanoine de Chartres et archidiacre, est représenté plusieurs fois en donateur.

 

Les vitraux

 

Ce sont les Montireau qui ont offert les vitraux sur lesquels ils se sont fait représenter ; les parties basses des trois baies du chevet sont de véritables portraits de famille dans lesquels l'élément ecclésiastique occupe une place considérable ; on trouve quatre religieuses de ce nom dans l'abbaye de Saint-Avit près de Châteaudun. La chapelle au sud, dite de Tous les saints, s'orne d'un Arbre de Jessé (refait à la fin du XIXe siècle et très endommagé) et d'une belle Crucifixion sur laquelle un chanoine donateur est figuré agenouillé, sans doute Gallot de Montireau. La baie du côté est de la chapelle nord est consacrée aux louanges de la Vierge qui, suivant un thème en vogue au XVIe siècle, est entourée des symboles bibliques: astres, lis, puits d'eaux vives ... Le vitrail voisin, côté nord, une Annonciation de grande qualité, est malheureusement très dégradé.

 

 

 

Les peintures murales

 

Dans cette chapelle, dite du Rosaire, les murs et la voûte sont recouverts de peintures. Ces peintures sont d'autant plus intéressantes qu'elles datent d'une époque (au plus fin XVIe, et sans doute plutôt XVIIe siècle) où ce genre de décor devient rare, puis diparaît. 

 

A Montireau, une restauration s'impose. Sur les murs, se voient à peine les scènes de la vie de la Vierge et de la Passion, et quelques grands personnages bibliques Autant que l'on puisse en juger, le tout est assez académique et froid.

 

Mais les quatre voûtains, consacrés au triomphe de la Vierge (Pentecôte, Assomption, couronnement), fourmillent de vie. Détails gracieux, des angelots présentent des chapelets, évoquant la dévotion du Rosaire. La palette des couleurs est riche : les bruns monotones, habituels dans les églises rurales sont remplacés par des tons roux, des jaunes lumineux et même des touches de vert. Des moisissures noires envahissent les parties basses.

 

La contretable

 

Nous avons dénombré dans l'ensemble du département moins de dix exemplaires de cette catégorie de sculptures, ces contretables ayant été remplacées au XVIIe siècle par des retables baroques, ou plus tard par des pastiches du Moyen-Age. Ici encore, Gallot de Montireau, revêtu de la soutane rouge des chanoines de Chartres est représenté en donateur et l'écu à croix de saint André de la famille figure deux fois.

 

L'église actuelle édifiée au XVIè siècle fut dédicacée le 6 septembre 1551.

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Mise à jour du site

27 novembre 2017

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