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Montlandon, Monslandum, Monslandon, petit bourg du canton de La Loupe, avait, au XIe ou XIIe siècle, une forteresse appartenant en partie aux seigneurs de Châteauneuf en Thimerais. Hugues de Châteauneuf en conserva la possession après le siège de Regmalard, dont le dépouilla Guillaume le Conquérant en 1077.

 

 

Les Rotrou possédaient l'autre portion du domaine de ce lieu avec un château-fort très redoutable et ses dépendances. Parmi les différents propriétaires qui se succédèrent on trouve :

 

Geoffroy, comte du Perche

 

Geoffroy II, mort en octobre 1100, fut comte de Mortagne et seigneur de Nogent de 1060 à 1090, puis comte du Perche de 1090 à 1100. Il était fils de Rotrou II, comte de Mortagne,vicomte de Châteaudun, et seigneur de Nogent, et d'Adèle de Bellême.

Il est cité en 1060 dans une charte de son père, avec ses frères Hugues, Rotrou et Fulcois. Il participa à la conquête de l'Angleterre et combattit à la bataille de Hastings. Guillaume le Conquérant lui donna en récompense des domaines anglais.

 

Il succéda à son père en 1080, recevant les domaines percherons de son père (Mortagne-au-Perche et Nogent-le-Rotrou), tandis que son frère cadet reçut la vicomté de Châteaudun. Un troisième frère, Rotrou, acquit par mariage la seigneurie de Montfort-le-Rotrou.

 

Avec ses deux frères, il attaqua et pilla les domaines de Robert II, seigneur de Bellême et d'Alençon. Plus tard, il tenta de recommencer l'opération avec l'aide du comte Élie de la Flèche, mais échoua. En 1090, il prit le titre de comte du Perche, prétendant à une situation supérieur à des seigneurs rivaux, les comtes du Perche-Gouët.

Il consacra la fin de sa vie à des fondations religieuses, et créa les premières léproseries du Perche.

 

Il avait épousé Béatrice de Montdidier, fille d'Hildouin, comte de Roucy et de Ramerupt, et d'Alix de Roucy. Ils eurent :

 

Rotrou III († 1144), comte du Perche

Marguerite, mariée à Henri de Beaumont, 1ercomte de Warwick

Juliane ou Juliette du Perche, mariée à Gilbert, seigneur de l'Aigle

Mathilde, mariée à Raymond Ier, vicomte de Turenne, puis à Guy de Lastours 

 

Jeanne de Bretagne

 

Les comtes de Penthièvre n'avaient pas renoncé à la Bretagne, qu'ils avaient perdue à la suite de la guerre des deux Jeanne et dutraité de Guérande (1365). Ils invitèrent Jean V à une fête qu'ils donnaient à Châteauceaux (aujourd'hui Champtoceaux), Jean s'y rendit et fut arrêté (1420). Les Penthièvre firent alors courir le bruit de sa mort et le changeaient de prison chaque jour. Jeanne de France fit appel à tous les barons de Bretagne et assiégea un par un tous les châteaux des Penthièvre. Elle finit par s'emparer de la comtesse douairière de Penthièvre, Marguerite de Clisson, qui fut obligée de libérer le duc.

 

Elle est la destinataire d'un livre d'heures richement illustré par le Maître de Bedford appelé Heures Lamoignon actuellement conservé au musée Calouste-Gulbenkian à Lisbonne.

 

Une légende présente le fait qu'elle aurait eu un fils qui aurait fondé un maison très important et très riche. Cette famille aurait duré jusqu'à la fronde et y aurait joué une part importante avec Mazarin

 

les d'Anjou, les d'Armagnac, les Nemours, les Guise, les Luxembourg, le comte de Vendôme, les Condé

 

Le 11 janvier 1624, le Prince de Condé vend à Maximilien de Béthune, duc de Sully, la seigneurie de Nogent et différentes terres, dont Montlandon.

 

En 1779, la Comtesse de l'Aubépine, née Béthune, cède le domaine de Nogent le Rotrou au Comte d'Orsay et, le 8 décembre 1820, le Marquis de l'Aubépine, son fils, vend au Marquis d'Aligre la forêt de Champrond, plusieurs terres, étangs, maisons et la tour de Montlandon.

 

Voici ce qu'il fût écrit en 1613 sur Montlandon :

 

« Là se trouvait anciennement une grosse tour, partie de laquelle est encore debout, le reste ayant été ruiné par les habitants circonvoisins durant les guerres civiles, craignant qu'il ne s'y mit quelque garnison de voleurs comme il était arrivé ailleurs et qui ont ruiné les peuples voisins ».

 

Ainsi, pendant les guerres de religion et de la Ligue au XVIe siècle, les paysans du voisinage démolirent ce que les Anglais avaient laissé d'habitable pour se délivrer des brigands qui les opprimaient et, dès cette époque, il ne reste plus debout de cet édifice dont l'origine remonte au XIe siècle, que les vestiges qui subsistent aujourd'hui.

 

La vieille tour renferme, dit-on, un souterrain rempli de trésors, de diamants et de richesses inconnues, mais dont l'entrée n'est ouverte que pendant une heure de l'année, pendant laquelle on célèbre la messe de minuit. Lorsqu'on entre dans ce souterrain, on est tellement ébloui par les richesses qu'il renferme qu'on ne songe plus à en sortir, car plus on avance, plus ces richesses sont considérables. Si par malheur on n'a pas assez de force de caractère pour se retirer avant la fin de la célébration de la messe de minuit, on est forcé de rester pendant au moins un an dans ce souterrain. Rien, du reste, ne vous manquera durant ce séjour forcé ; les mets les plus délicieux vous sont servis à profusion ; mais si pendant ce temps, si vous aviez le malheur de mourir, votre âme appartiendrait au diable, roi de ce souterrain …. Si au contraire vous réussissez à sortir avant la fin de la cérémonie de la messe de minuit, toutes les richesses dont vous avez pu vous emparer vous appartiennent (Prosper Vallerange – 1861).

 

L'iconographie des monuments de ce genre est fort rare. Cependant, le château de Villebon a la bonne fortune de posséder sur cette tour un précieux document.

 

Sully ayant fait au début du XVIIe siècle décorer la grande galerie de ce château de fresques représentant ses principaux domaines, nous y trouvons une vue panoramique de Montlandon. En examinant le tableau on constate que les ruines du donjon qui dominent le village ont, à peu près, le même aspect que de nos jours.

 

Un étang occupe le premier plan, longtemps à sec, il vient d'être remis partiellement en eau.

 

Sur l'église à un seul croisillon s'élève un clocher plus haut que celui d'aujourd'hui, mais nous savons par une inscription de 1766, le monument dont il ne restait plus que les murs fut refait à neuf et que le clocher fut rétabli en 1765.

 

Lorsqu'au début du XVIIe siècle Sully se rendant de son château de Villebon à celui de Nogent le Rotrou s'arrêtait à seigneurie de Montlandon, le pittoresque paysage qu'il pouvait alors admirer était sensiblement le même que celui qui se présente actuellement à nos yeaux, dominé par les ruines imposantes de son vieux donjon.

 

La justice de la baronnie de Montlandon appartenait, en 1790, au marquis de l'Aubépine, seigneur de Villebon. Les audiences avaient lieu le mercredi de chaque quinzaine. Les appels ressortissaient au baillage de Bellême, comté de Nogent le Rotrou.

 

Il y a à Montlandon un bureau de poste aux chevaux et une brigade de gendarmerie.

 

Antiquités et chroniques percheronnes 1840

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