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En 1862, en un moment où Napoléon III se trouve face à des oppositions anticléricales, l’évêque de Chartres cherche à regrouper les catholiques certes dans sa cathédrale mais aussi dans les campagnes. Il a en sa possession une relique de saint Jacques et décide l’offrir à l’église Saint-Jacques de Montlandon. D’où la tient-il ? Est-ce l’une des deux reliques existant à Chartres avant la Révolution, l’une attestée à l’église Saint-André au XVe siècle, l’autre à l’Hôtel-Dieu au siècle suivant  ? Le mystère demeure entier. 

La même année, le curé de la paroisse, l’abbé Joly, rédige une plaquette de 28 pages intitulée Notice historique sur saint Jacques le Majeur, son origine, sa vocation, son apostolat, sa mort, sa translation et ses miracles suivie de quelques réflexions sur la fondation d’un pèlerinage à Montlandon, imprimée à Chartres par l’imprimeur Garnier, qu’il vend au profit de son église, avec l’approbation de son évêque. Cette tentative de fonder un pèlerinage n’a pas eu de suite. Le reliquaire est toujours au fond de l’église mais aurait besoin d’un sérieux nettoyage. L’église de Montlandon pourrait aujourd’hui redevenir un petit sanctuaire local, à portée de marche des anciens pèlerins de Compostelle ou de ceux qui n’iront jamais jusqu'en Galice. La même année, le curé de la paroisse, l’abbé Joly, rédige une plaquette de 28 pages intitulée Notice historique sur saint Jacques le Majeur, son origine, sa vocation, son apostolat, sa mort, sa translation et ses miracles suivie de quelques réflexions sur la fondation d’un pèlerinage à Montlandon, imprimée à Chartres par l’imprimeur Garnier, qu’il vend au profit de son église, avec l’approbation de son évêque. Cette tentative de fonder un pèlerinage n’a pas eu de suite. Le reliquaire est toujours au fond de l’église mais aurait besoin d’un sérieux nettoyage. 

 

Voici le texte de l’abbé Joly :

 

«Sans doute ce serait une entreprise chimérique que de prétendre rétablir le mouvement d’autrefois vers l’Espagne ! Néanmoins nous ne voyons pas encore chez nous cette funeste immobilité qui est le signe certain de la mort et le triste présage d’une décomposition inévitable. Nous vivons dans le présent, pourquoi donc désespérer de l’avenir ? Si nous ne pouvons plus aller à Compostelle, qui nous empêche d’attirer Compostelle parmi nous, pour y relever le culte du grand apôtre ? La foi n’a-t-elle pas le secret de transporter les montagnes ? Ces pensées ont touché notre pieux et digne évêque, dont la prudente maturité n’est ignorée de personne. Il ne s’agissait plus pour Lui que de déterminer le lieu du pèlerinage ; Et la bonne Providence a permis que ce choix s’arrêtât sur l’intéressante et modeste paroisse de Montlandon, placée déjà sous le patronage de saint Jacques. Des reliques du saint, dont sa Grandeur a reconnu et constaté l’incontestable authenticité, lui ont été remises, ainsi qu’une châsse fabriquée avec un art remarquable par un nouveau Béséléel : et c’est à vous, ô habitants de mon pays, qu’est confiée la garde de cet inestimable dépôt ; Le ciel en soit béni mille fois ! (avec approbation de Mgr. Louis-Eugène Regnault, évêque de Chartres, 15 octobre 1862)»

 

«Nous joignons à cette notice la description de la châsse qui contient les reliques de saint Jacques. Cette châsse, remarquable par l’élégance et le bon goût du travail, représente un mausolée de style gothique, supporté par quatre colonnes et formant un carré long de 1,40 m., large de 0,54 m. et haut de 1, 65 m. Sur les quatre faces se prolonge une galerie ogivale garnie de glaces et couronnée par une élégante corniche. Aux quatre angles supérieurs de l’édifice s’élèvent quatre clochetons, auxquels vient se relier une jolie galerie d’entrelacs, qui a dû coûter à l’artiste beaucoup de soins, de temps et de patience. De cette galerie s’échappe un toit sculpté qui flatte agréablement la vue par la série régulière de ses réseaux trilobés : à l’extrême sommet règne une ligne de découpures d’une finesse exquise, tandis que du centre s’élance une magnifique pyramide qui est le couronnement de l’œuvre et semble vouloir porter jusqu’au ciel les vœux des fidèles et les prières du saint. Dans l’intérieur se trouve l’image du saint en cire, grande de 1,15 m. Le bienheureux est couché sur des coussins, le regard fixé vers l’éternelle patrie, la main droite sur la poitrine et tenant dans la gauche une croix de bois, le plus riche trésor d’un apôtre. A ses côtés, on remarque la gourde et le bâton du pèlerin ; Et à la région du cœur un reliquaire en brillants renfermant les saintes reliques. Ce petit monument, que j’appellerais volontiers un bijou sacré, est l’œuvre du dévouement de l’inestimable M. Guigneux, ancien menuisier de cette ville, qui a employé, pour l’achever, au moins deux mois d’un travail opiniâtre» 10 ans plus tard, A.S. Morin, dans Le prêtre et le sorcier. Statistique de la superstition publié à Paris, relate l’existence de cette relique et conclut : « au moyen d’un petit morceau du saint, on a fabriqué un petit Compostelle. Par le même procédé, on en fera tant qu’on voudra.»

 

 

 

 

 

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